Enneablog

5.10.2006

Comment obtenir suffisamment de reconnaissance?

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:36

 Voici le chapitre 2, qui concerne les personnes de type 2. Merci à elles de me dire si elles peuvent se retrouver dans ce texte.Sur la scène du monde, voici un deuxième personnage, qui regarde le Un et lui dit: “Je suis le Deux, le second, le miroir dans lequel tu prends conscience de ton existence et de ton imperfection. Avec moi apparaît la notion de différence. Alors deux mots prennent sens: “avec” et “contre”. Duo ou duel… Tu veux atteindre la perfection? Tu mets la barre si haut, comment rivaliser? Alors je vais inventer l’amour et je vais exister parce que tu auras besoin de moi. Plus tard, on me dessinera tout en rondeurs, avec l’air penché de celui qui est à l’écoute.”

Si je suis une personne de type 2, je chercherai toute ma vie à être utile à quelqu’un et me sentir indispensable me remplira de satisfaction. Sans moi… le 1 ne pourrait pas se consacrer à la recherche de la perfection, ni les autres à la poursuite de leurs idéaux respectifs.

Etre utile, pour que l’on m’accepte, ne pas me plaindre, supporter et souffrir. Aimer, être aimé, c’est la vie, c’est ma vie.

Sans moi… l’entreprise qui m’emploie marcherait moins bien, ma famille ne serait pas ce qu’elle est. J’ai une espèce de don pour percevoir de quoi ils ont besoin, je le sais même quelquefois mieux qu’eux. Pour parvenir à mes fins, c’est-à-dire leur imposer ce que je sais être bon pour eux, je suis capable de séduction et même de manipulation.

Mais il y a un revers à la médaille que j’aurais envie de me décerner pour mes bons services: les autres ne me sont pas toujours reconnaissants et se rebellent parfois. J’en conçois de l’amertume et, si le stress devient trop grand, je pourrais être envahi par la colère et avoir envie de régenter mon entourage. Après tout ce que j’ai fait pour eux…

Il peut m’arriver de ne plus savoir qui je suis. A trop vouloir faire plaisir, est-ce que je sais ce qui me ferait plaisir, à moi? Je peux continuer à me mentir encore en prétendant qu’aimer et aider, c’est ce qui me fait le plus plaisir… mais quelque chose me dit que cela relève encore de la manipulation et que je dois parvenir à lâcher ce sentiment d’orgueil.

Une aide soignante de type 2 déclare: “Mère Thérésa est la personne que j’admire le plus au monde. Quoi de plus beau que de se consacrer aux autres! Lorsque je passe la journée à m’occuper de mes “petits vieux” et que je lis dans leurs yeux la reconnaissance pour tout l’amour que je leur donne, je suis la plus heureuse des femmes.” Elle avoue cependant faire quelquefois de belles colères en réaction à l’égoïsme d’un proche et, avec l’âge, elle a acquis la sagesse de prendre de grands moments pour elle, sans attendre que quelqu’un les lui accorde.

Traditionnellement, dans notre éducation, le rôle d’aide et de soutien est dévolu aux femmes. Il est donc plus difficile à un homme d’assumer son type 2. Un homme 2 développera davantage d’affirmation de soi et pourra se confondre avec un 8 ou un 3. On le reconnaîtra cependant à l’attention constante qu’il porte aux autres, à leur bien-être, à ce qui pourrait être bon pour eux.

Les amies d’un homme 2 racontent comment “faire plaisir” est chez lui un automatisme, à tel point qu’il n’en est pas conscient. Elles soulignent aussi son côté séducteur et son charme…

La solution de l’énigme du type 2  – “Comment obtenir suffisamment de reconnaissance?”  - passe d’abord par une plus grande écoute de lui-même, de ses propres besoins. Il doit faire sienne la phrase d’Anne Frank “Il faut être heureux pour rendre heureux les autres”.

La personne de type 2 peut s’entraîner à modifier son point de vue et à admettre son besoin fondamental d’être aimée. Accepter aussi qu’elle peut avoir  besoin qu’on s’occupe d’elle à son tour, et ne se sentir ni honteuse, ni coupable d’être par exemple malade ou dépendante.

Personne ne peut d’ailleurs faire le bonheur de quelqu’un d’autre. Comme dit Alexandre Jollien, “je ne crois pas au bonheur, je crois à la joie, qui est une émotion que l’on peut cultiver au quotidien”.

Avec l’expérience de la vie, le 2 apprend à se laisser captiver par des activités agréables et récréatives, à aller où son coeur le porte. Il acquiert le recul nécessaire à une vision plus équilibrée de l’amour.

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