Enneablog

11.10.2006

La France, pays 4!

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:19

Avant de repartir pour ma montagne (me consacrer à la rédaction de mon petit bouquin), je ne résiste pas à vous transmettre le texte d’un dessin de Wolinski paru dans Paris-Match au tournant de l’année.

Le dessin montre un beauf’ en train de lever son verre de rouge dans sa cuisine, seul en face de son pot de rillettes. Et il monologue:

“Nous étions comme des coqs en pâte, nous voilà devenus des canards boiteux. Nous devons réagir! Contre je ne sais pas quoi, car nous sommes menacés par je ne sais pas quoi. Ouvrons notre gueule contre ceux qui pensent que lorsqu’on n’a rien à dire, il faut la fermer. Refusons d’être subjugués par la mélancolie. Refusons la dictature de l’actualité. Fermons ces journaux déprimants, cette télé crétinisante, ces livres empoisonnants. Relisons plutôt. Relisons les romans qui ont enchanté notre enfance. Ce soir, je réveillonne avec mes seuls vrais amis, les souvenirs du passé. Nous avons eu la chance d’être moins cons que nos parents, et que nos enfants. Je bois à tout ce que j’aurais dû faire. Je bois à la fortune que je n’ai pas amassée, au pouvoir que je n’ai pas ambitionné, à la volonté qui m’a toujours fait défaut, et à la divine beauté des femmes que je n’ai jamais connues. Bonne année à tous ceux que je fais sourire.”

Sarko et Ségo

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 10:11

Merci à Brigitte de sa démonstration de couple 3-7… j’aurais bien aimé filmer la scène!

A propos de 3, il me semble que Sarko en est un très bon exemple, mais je ne suis pas experte en politique, je dirais même que cela ne m’intéresse pas beaucoup. En revanche, je suis friande d’interviews qui nous donnent des indications sur le type des pipoles. Si vous avez un avis convergent ou divergent, allez-y, on vous attend!

Quant à Ségo, je la verrais davantage en 1, avec une grosse aile 2. Souvenez-vous: sous Mitterrand elle avait déjà des principes et défendait à fond les valeurs familiales. Maintenant elle persiste à vouloir rendre le monde meilleur! Ce matin j’ai entendu à la radio des commentaires sur son attitude: on disait qu’elle avait dû apprendre à être plus détendue en public!

Et Hillary? Est-elle 3?

5.10.2006

Comment obtenir suffisamment de reconnaissance?

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:36

 Voici le chapitre 2, qui concerne les personnes de type 2. Merci à elles de me dire si elles peuvent se retrouver dans ce texte.Sur la scène du monde, voici un deuxième personnage, qui regarde le Un et lui dit: “Je suis le Deux, le second, le miroir dans lequel tu prends conscience de ton existence et de ton imperfection. Avec moi apparaît la notion de différence. Alors deux mots prennent sens: “avec” et “contre”. Duo ou duel… Tu veux atteindre la perfection? Tu mets la barre si haut, comment rivaliser? Alors je vais inventer l’amour et je vais exister parce que tu auras besoin de moi. Plus tard, on me dessinera tout en rondeurs, avec l’air penché de celui qui est à l’écoute.”

Si je suis une personne de type 2, je chercherai toute ma vie à être utile à quelqu’un et me sentir indispensable me remplira de satisfaction. Sans moi… le 1 ne pourrait pas se consacrer à la recherche de la perfection, ni les autres à la poursuite de leurs idéaux respectifs.

Etre utile, pour que l’on m’accepte, ne pas me plaindre, supporter et souffrir. Aimer, être aimé, c’est la vie, c’est ma vie.

Sans moi… l’entreprise qui m’emploie marcherait moins bien, ma famille ne serait pas ce qu’elle est. J’ai une espèce de don pour percevoir de quoi ils ont besoin, je le sais même quelquefois mieux qu’eux. Pour parvenir à mes fins, c’est-à-dire leur imposer ce que je sais être bon pour eux, je suis capable de séduction et même de manipulation.

Mais il y a un revers à la médaille que j’aurais envie de me décerner pour mes bons services: les autres ne me sont pas toujours reconnaissants et se rebellent parfois. J’en conçois de l’amertume et, si le stress devient trop grand, je pourrais être envahi par la colère et avoir envie de régenter mon entourage. Après tout ce que j’ai fait pour eux…

Il peut m’arriver de ne plus savoir qui je suis. A trop vouloir faire plaisir, est-ce que je sais ce qui me ferait plaisir, à moi? Je peux continuer à me mentir encore en prétendant qu’aimer et aider, c’est ce qui me fait le plus plaisir… mais quelque chose me dit que cela relève encore de la manipulation et que je dois parvenir à lâcher ce sentiment d’orgueil.

Une aide soignante de type 2 déclare: “Mère Thérésa est la personne que j’admire le plus au monde. Quoi de plus beau que de se consacrer aux autres! Lorsque je passe la journée à m’occuper de mes “petits vieux” et que je lis dans leurs yeux la reconnaissance pour tout l’amour que je leur donne, je suis la plus heureuse des femmes.” Elle avoue cependant faire quelquefois de belles colères en réaction à l’égoïsme d’un proche et, avec l’âge, elle a acquis la sagesse de prendre de grands moments pour elle, sans attendre que quelqu’un les lui accorde.

Traditionnellement, dans notre éducation, le rôle d’aide et de soutien est dévolu aux femmes. Il est donc plus difficile à un homme d’assumer son type 2. Un homme 2 développera davantage d’affirmation de soi et pourra se confondre avec un 8 ou un 3. On le reconnaîtra cependant à l’attention constante qu’il porte aux autres, à leur bien-être, à ce qui pourrait être bon pour eux.

Les amies d’un homme 2 racontent comment “faire plaisir” est chez lui un automatisme, à tel point qu’il n’en est pas conscient. Elles soulignent aussi son côté séducteur et son charme…

La solution de l’énigme du type 2  – “Comment obtenir suffisamment de reconnaissance?”  - passe d’abord par une plus grande écoute de lui-même, de ses propres besoins. Il doit faire sienne la phrase d’Anne Frank “Il faut être heureux pour rendre heureux les autres”.

La personne de type 2 peut s’entraîner à modifier son point de vue et à admettre son besoin fondamental d’être aimée. Accepter aussi qu’elle peut avoir  besoin qu’on s’occupe d’elle à son tour, et ne se sentir ni honteuse, ni coupable d’être par exemple malade ou dépendante.

Personne ne peut d’ailleurs faire le bonheur de quelqu’un d’autre. Comme dit Alexandre Jollien, “je ne crois pas au bonheur, je crois à la joie, qui est une émotion que l’on peut cultiver au quotidien”.

Avec l’expérience de la vie, le 2 apprend à se laisser captiver par des activités agréables et récréatives, à aller où son coeur le porte. Il acquiert le recul nécessaire à une vision plus équilibrée de l’amour.

4.10.2006

Comment lâcher prise?

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 18:58

Si vous êtes de type 1 sur l’ennéagramme, merci de me dire si vous souscrivez à cet article.

Pour comprendre comment chaque type, à partir de son essence, a construit peu à peu ses cuirasses, j’ai osé inventer une “histoire des nombres”, dans laquelle neuf personnages vont se présenter, par ordre d’apparition sur ce que l’on pourrait appeler la scène du monde.

Le premier personnage est seul, il n’a pas encore de nom. Plus tard, on l’appellera Un. Il représente l’Unité, le premier nombre, l’entier. Il se tient droit comme plus tard on dessinera son nombre. Comme il ne connaît rien d’autre que lui-même, que l’altérité n’est pas encore de ce monde, il ne parle pas. Son énergie est tournée vers l’intérieur de lui-même, là où il ressent le principe de perfection.

Si je suis de type 1, je garderai toute ma vie la nostalgie de la perfection et je traquerai la moindre erreur chez moi comme chez les autres. En permanence, ma préoccupation va vers ce qui pourrait être amélioré. J’ai le sentiment de savoir “ce qui devrait être” et je mesure ce qu’il faut faire pour m’en approcher toujours davantage.

Je sais ce que veut dire “faire des efforts” et seuls ceux qui se donnent de la peine pour progresser ont mon approbation; avec les autres, je peux me montrer intolérant, parfois même cassant.

Une sorte de colère m’habite, que je n’exprime pas toujours, c’est selon l’éducation que j’aurai reçue. Mais elle est toujours là, sous-tendant ma persévérance et mon acharnement. Etre à la hauteur, y arriver, ne pas m’accorder de repos ou de loisirs avant de l’avoir mérité.

En matière de confiance en soi, j’oscille entre deux extrêmes: d’une part j’ai des principes et je sais que j’ai raison, d’autre part je me sens trop souvent insuffisant par rapport à mes propres exigences.

Ma tendance compulsive à vouloir maîtriser les moindres détails me vaut pas mal de stress: il y a toujours quelque chose qui cloche, qui n’est pas terminé. Et lorsque je ressens trop de stress, j’ai tendance à dramatiser. Les émotions prennent alors le dessus et j’ai bien de la peine à réfléchir pour retrouver la sérénité.

Ecoutons une personne de type 1: “Infirmière en pédiatrie, j’aime mon métier et je tiens à la faire le mieux possible. La propreté du service notamment me tient à coeur. Lorsqu’il s’agit d’enfants, on n’est jamais trop prudent. Je trouve que mes collègues font trop souvent preuve de négligence et je le leur fais remarquer. Comme elles ne semblent pas prendre les consignes au sérieux, c’est toujours moi qui vais faire le tour des locaux et veiller à un ordre rigoureux et une propreté parfaite. Elles n’aiment pas le ton sur lequel je leur répète encore une fois de faire un effort et me trouvent trop rigide.  Peu à peu je me suis sentie écartée du groupe… Elles ne m’invitent pas pour sortir et s’amuser. Dans mon poste précédent, j’avais été licenciée sous prétexte que je ne m’intégrais pas, j’aimerais bien éviter que l’histoire ne se répète…”

Un autre 1, employé de banque: “Mon métier me met souvent en contact avec la clientèle et surtout avec des partenaires réguliers de l’entreprise. J’aime mon travail et mon chef m’apprécie. Pourtant il a reçu récemment des critiques sur mon comportement au téléphone. J’aurais été arrogant… L’étude de l’ennéagramme m’a permis de comprendre que j’étais rempli de colère envers ces personnes, à qui j’avais expliqué plusieurs fois une procédure et qui continuaient à ne pas en tenir compte. Pourquoi donc n’essaient-ils pas (comme moi!) de s’améliorer? Maintenant que je sais qu’ils ne sont probablement pas de type 1, je ressens moins d’impatience à leur égard et, du coup, on me trouve plus agréable au téléphone!”

L’énigme de la vie du 1 pourrait se formuler comme ceci: comment aspirer à la perfection et travailler à s’améliorer, sans se laisser dominer par la colère?

Une première piste serait de respecter le centre instinctif qui domine le type. La question “Comment est-ce que je me sens?” devrait alors prendre le pas sur “Quel est mon devoir?”, ce qui amènerait le 1 à reconnaître qu’il est rempli de colère et que cette tension, qui lui est pénible, est en outre de nature à gâcher ses relations avec d’autres personnes.

Pour atteindre la sérénité, pourquoi ne pas essayer de voir la situation d’un autre point de vue? Ces détails ne sont peut-être pas si importants que ça, d’ailleurs les autres n’y accordent pas autant d’attention. Pour être quelqu’un de bien, est-il nécessaire de se donner autant de mal? Mon entourage n’attend-il pas autre chose de ma part?

Le lâcher-prise du 1 consiste à écarter les oeillères constituées par ses principes, à renoncer à porter des jugements concernant ce qui est correct et ce qui ne l’est pas. A accorder moins d’importance à ses opinions et à consacrer davantage de temps aux relations avec les autres, en ouvrant son coeur.

C’est une poupée qui fait non, non, non, non

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:59

La copine de Polnareff, c’était une 6?

En PNL (programmation neuro-linguistique) on parle de “match” et “mismatch” (littéralement accord et désaccord). Les gens match sont d’abord d’accord et cherchent les points communs entre eux et les autres, les mismatch voient d’abord les différences.

Le type 6 est éminemment mismatch. “Je commence par dire non, me dit ma copine A., c’est une manière de prendre du recul qui me laisse le temps de la réflexion. Après, il m’arrive d’être d’accord avec la personne, cela ne me pose pas de problème.”

Le 6 que je connais bien, lui, est capable d’argumenter très longtemps pour donner tort à son interlocuteur. Il a le don de pointer le détail qui ne joue pas et ne dira qu’après que “le reste est pas mal”. Ses réponses favorites, dans l’ordre: “non”, “oui, mais” et “certes”. Cette dernière réponse proférée avec toute l’ironie dont les 6 sont capables.

Ma copine A., elle aussi, vous dira que l’ironie est une bonne stratégie. L’humour est davantage socially correct que le refus catégorique et cela procure une sorte de flou, ma foi bien sécurisant.

Publié sur WordPress.