Enneablog

30.12.2006

Une nouvelle histoire des nombres…

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 15:35

Pour introduire les chapitres consacrés aux neuf types dans un livre que je viens d’écrire, je me suis amusée à inventer de petits sketches à partir de la symbolique des nombres. Les voici, mis bout à bout.

Dans un endroit imaginaire, qui se situe loin dans le passé, à l’époque où se sont mis en place les grands archétypes qui subsistent dans notre inconscient collectif, vivent neuf personnages, chacun représentant une des facettes du Grand Tout. Ecoutons-les se présenter l’un après l’autre.

Apparaît le premier personnage. Il est seul. Comme il ne connaît rien d’autre que lui-même, que l’altérité n’est pas encore de ce monde, il ne parle pas. Il n’a pas encore de nom; plus tard, on l’appellera “Un”, car il représente l’Unité, l’entier. Il se tient droit comme un I, comme un jour on dessinera son nombre. Séparé du Grand Tout, il croit se souvenir de ce qu’est la perfection.

Un deuxième personnage rejoint le précédent, le regarde intensément au fond des yeux et lui dit: “Je suis le Deux, le second, le miroir dans lequel tu prends conscience de ton existence et de ton imperfection. Avec moi apparaît la notion de différence. Alors deux mots prennent sens: “avec” et “contre”. Duo ou duel… Tu veux atteindre l’idéal? Tu mets la barre si haut, comment rivaliser! Alors mon rôle sera d’aimer et je vais exister parce que tu auras besoin de moi. Plus tard, on dessinera mon chiffre 2 tout en rondeurs, avec l’air penché de celui qui est à l’écoute”…

Voici que déboule le troisième personnage, dynamique et souriant, qui s’adresse directement au public: “Bonjour, je suis le Trois! Mes deux amis ont formulé des idées fortes, que je trouve néanmoins un peu abstraites. Mon rôle est de passer à l’action: très concrètement, c’est à partir de trois pieds qu’un meuble tient debout!”. Puis, s’adressant à ses compagnons: “Ensemble, nous allons être une équipe qui gagne!”…

Les trois premiers nombres, occupés à leurs projets sur un côté de la scène, ne voient pas arriver le quatrième personnage, seul comme l’était le Un à l’origine. Tantôt face au public, qu’il toise le menton levé, tantôt cherchant à attirer l’attention des trois autres, il entame son monologue: “Je suis le Quatre, le paradoxe, à la fois solitaire et porteur d’émotions comme d’autres sont porteurs d’eau. Les émotions d’ailleurs ne sont-elles pas tout aussi indispensables à la vie que l’eau et l’air que l’on respire?” Il s’empare d’un pinceau et, d’un geste large, dessine un 4: “Un mouvement de nostalgie vers le passé, puis l’humeur remonte au beau fixe… Il suffit d’un rien pour qu’elle retombe et le cycle recommence.”

L’apparition du cinquième personnage se fait discrète. Il reste à l’écart, observant d’abord les trois personnes qui discutent, puis le personnage qui vient de s’exprimer, et qui tantôt se rapproche du groupe, tantôt s’en éloigne. Le 5 ne semble pas pressé d’intervenir et, lorsque les autres le prieront de se présenter, il le fera posément et brièvement: “Je suis le Cinq. La situation me semble complexe et je pense que cela mérite analyse et réflexion.”

Un sixième personnage intervient. Plutôt circonspect, il considère de loin l’équipe des trois personnes et commence un monologue: “Qui donc représente l’autorité ici? Ces trois-là semblent très sûrs d’eux… Mais peut-on vraiment leur faire confiance? J’ai bien aimé le calme de celui qui m’a précédé. Avec lui et l’artiste, nous pourrions peut-être former un contre-pouvoir… Ne devrais-je pas prendre mon courage à deux mains pour les aborder?”

Un septième personnage, plein d’entrain, bondit sur la scène et déclare d’emblée sur un ton enthousiaste: ” Moi je trouve que le temps est bien trop court pour se disputer et cette scène bien trop étroite! Je suis le Sept, nombre heureux parmi les nombres. Sept notes pour faire de la musique, sept planètes pour rêver aux étoiles, sept merveilles du monde à découvrir! Elle est pas belle, la vie? Ce n’est que du bonheur, à condition de ne jamais s’arrêter.”

Lorsque le huitième personnage entre en scène, tous les autres se tournent vers lui et écoutent, impressionnés, ce qu’il a à dire: “Je suis le Huit. Je suis venu vous dire où est la vérité, car je la connais. En effet, regardez le graphisme de mon chiffre: il indique bien que je suis relié à l’infini, avec une boucle sur terre et l’autre dans le monde des idées. Je suis la Force, du moins c’est ainsi que l’on me considère. C’est donc à moi de rendre justice et de fixer de nouvelles règles pour mettre de l’ordre sur cette scène.”

Lorsque le neuvième et dernier personnage apparaît, la scène du monde est déjà très encombrée. Il y a là un 8 qui parle fort, un 7 qui aspire à la liberté, un 6 qui se demande où tout cela va les mener, un 5 qui, sous son air flegmatique, ne perd pas une miette de tout ce qui se passe, un 4 qui hésite encore entre participer et jouer en solo, un 3 qui n’apprécie pas que son leadership soit contesté, un 2 cherchant par tous les moyens à se rendre utile, un 1 perturbé par tous ces gens qui l’empêchent de bien faire son travail… Le 9 aimerait bien s’exprimer, à plusieurs reprises il essaie de se faire entendre. Il pense: “Le graphisme de mon chiffre le montre bien: comme un ballon qui danse au bout de sa ficelle, je ne fais pas vraiment le poids. Pourtant, s’ils m’entendaient… C’est moi qui suis la voix – et la voie – de l’Harmonie. Avec mes deux compagnons entrés en scène avant moi, nous formons un nouveau groupe, une troisième force dont le rôle est d’équilibrer les deux premières. Ainsi les neuf personnalités, se complétant, ont désormais la possibilité d’approcher l’unité. Mais pour cela, il faut que je dépasse ma crainte des conflits et que je m’affirme.”

27.11.2006

Au coeur du deuil le renouveau

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:01

Samedi, nous avons passé une journée très riche en émotions et en réflexions. Les participants à la première volée de la formation “Coaching + Ennéagramme” présentaient leurs travaux de certification. Parmi ceux-ci, une étude sur les neuf types et le processus de deuil, qui montrait comment chacun des types de l’ennéagramme est susceptible de réagir à une perte, une rupture ou un décès.

Depuis samedi, ce thème du deuil me poursuit et il m’apparaît omniprésent. La vie n’est en fait qu’une longue suite de pertes… Bien sûr c’est pas tous les jours, heureusement, que l’on perd un être cher, son job ou son conjoint. Mais on perd ses illusions, ses certitudes, ses croyances, on perd quelque chose de l’image de soi… A chaque confrontation, chaque obstacle, chaque changement, on perd quelques plumes.

Déni, colère, tristesse, acceptation. Ce processus se retrouve partout: est-ce que je suis capable de voir la réalité d’une erreur, d’un échec, d’une souffrance, d’une incompétence? Est-ce que je suis capable de mobiliser mon énergie pour apporter un changement à la situation ou est-ce que je me complais dans une position de victime ou de rebelle? Est-ce que je peux admettre que cela m’affecte et accepter aide et consolation?

Est-ce que j’ose vivre mes émotions? Intéressant de voir comment chaque ennéatype en privilégie certaines, qu’il accepte de vivre, et en évite d’autres. Sommes-nous même conscients que nous évitons certaines émotions? Le mécanisme d’évitement est tellement automatique…

Mais si j’ai le courage de regarder la réalité en face,  et le courage aussi d’y apporter la réponse adéquate, j’aurai grandi et j’aurai reçu. C’est ça, être vivant!

11.10.2006

La France, pays 4!

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:19

Avant de repartir pour ma montagne (me consacrer à la rédaction de mon petit bouquin), je ne résiste pas à vous transmettre le texte d’un dessin de Wolinski paru dans Paris-Match au tournant de l’année.

Le dessin montre un beauf’ en train de lever son verre de rouge dans sa cuisine, seul en face de son pot de rillettes. Et il monologue:

“Nous étions comme des coqs en pâte, nous voilà devenus des canards boiteux. Nous devons réagir! Contre je ne sais pas quoi, car nous sommes menacés par je ne sais pas quoi. Ouvrons notre gueule contre ceux qui pensent que lorsqu’on n’a rien à dire, il faut la fermer. Refusons d’être subjugués par la mélancolie. Refusons la dictature de l’actualité. Fermons ces journaux déprimants, cette télé crétinisante, ces livres empoisonnants. Relisons plutôt. Relisons les romans qui ont enchanté notre enfance. Ce soir, je réveillonne avec mes seuls vrais amis, les souvenirs du passé. Nous avons eu la chance d’être moins cons que nos parents, et que nos enfants. Je bois à tout ce que j’aurais dû faire. Je bois à la fortune que je n’ai pas amassée, au pouvoir que je n’ai pas ambitionné, à la volonté qui m’a toujours fait défaut, et à la divine beauté des femmes que je n’ai jamais connues. Bonne année à tous ceux que je fais sourire.”

Sarko et Ségo

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 10:11

Merci à Brigitte de sa démonstration de couple 3-7… j’aurais bien aimé filmer la scène!

A propos de 3, il me semble que Sarko en est un très bon exemple, mais je ne suis pas experte en politique, je dirais même que cela ne m’intéresse pas beaucoup. En revanche, je suis friande d’interviews qui nous donnent des indications sur le type des pipoles. Si vous avez un avis convergent ou divergent, allez-y, on vous attend!

Quant à Ségo, je la verrais davantage en 1, avec une grosse aile 2. Souvenez-vous: sous Mitterrand elle avait déjà des principes et défendait à fond les valeurs familiales. Maintenant elle persiste à vouloir rendre le monde meilleur! Ce matin j’ai entendu à la radio des commentaires sur son attitude: on disait qu’elle avait dû apprendre à être plus détendue en public!

Et Hillary? Est-elle 3?

5.10.2006

Comment obtenir suffisamment de reconnaissance?

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:36

 Voici le chapitre 2, qui concerne les personnes de type 2. Merci à elles de me dire si elles peuvent se retrouver dans ce texte.Sur la scène du monde, voici un deuxième personnage, qui regarde le Un et lui dit: “Je suis le Deux, le second, le miroir dans lequel tu prends conscience de ton existence et de ton imperfection. Avec moi apparaît la notion de différence. Alors deux mots prennent sens: “avec” et “contre”. Duo ou duel… Tu veux atteindre la perfection? Tu mets la barre si haut, comment rivaliser? Alors je vais inventer l’amour et je vais exister parce que tu auras besoin de moi. Plus tard, on me dessinera tout en rondeurs, avec l’air penché de celui qui est à l’écoute.”

Si je suis une personne de type 2, je chercherai toute ma vie à être utile à quelqu’un et me sentir indispensable me remplira de satisfaction. Sans moi… le 1 ne pourrait pas se consacrer à la recherche de la perfection, ni les autres à la poursuite de leurs idéaux respectifs.

Etre utile, pour que l’on m’accepte, ne pas me plaindre, supporter et souffrir. Aimer, être aimé, c’est la vie, c’est ma vie.

Sans moi… l’entreprise qui m’emploie marcherait moins bien, ma famille ne serait pas ce qu’elle est. J’ai une espèce de don pour percevoir de quoi ils ont besoin, je le sais même quelquefois mieux qu’eux. Pour parvenir à mes fins, c’est-à-dire leur imposer ce que je sais être bon pour eux, je suis capable de séduction et même de manipulation.

Mais il y a un revers à la médaille que j’aurais envie de me décerner pour mes bons services: les autres ne me sont pas toujours reconnaissants et se rebellent parfois. J’en conçois de l’amertume et, si le stress devient trop grand, je pourrais être envahi par la colère et avoir envie de régenter mon entourage. Après tout ce que j’ai fait pour eux…

Il peut m’arriver de ne plus savoir qui je suis. A trop vouloir faire plaisir, est-ce que je sais ce qui me ferait plaisir, à moi? Je peux continuer à me mentir encore en prétendant qu’aimer et aider, c’est ce qui me fait le plus plaisir… mais quelque chose me dit que cela relève encore de la manipulation et que je dois parvenir à lâcher ce sentiment d’orgueil.

Une aide soignante de type 2 déclare: “Mère Thérésa est la personne que j’admire le plus au monde. Quoi de plus beau que de se consacrer aux autres! Lorsque je passe la journée à m’occuper de mes “petits vieux” et que je lis dans leurs yeux la reconnaissance pour tout l’amour que je leur donne, je suis la plus heureuse des femmes.” Elle avoue cependant faire quelquefois de belles colères en réaction à l’égoïsme d’un proche et, avec l’âge, elle a acquis la sagesse de prendre de grands moments pour elle, sans attendre que quelqu’un les lui accorde.

Traditionnellement, dans notre éducation, le rôle d’aide et de soutien est dévolu aux femmes. Il est donc plus difficile à un homme d’assumer son type 2. Un homme 2 développera davantage d’affirmation de soi et pourra se confondre avec un 8 ou un 3. On le reconnaîtra cependant à l’attention constante qu’il porte aux autres, à leur bien-être, à ce qui pourrait être bon pour eux.

Les amies d’un homme 2 racontent comment “faire plaisir” est chez lui un automatisme, à tel point qu’il n’en est pas conscient. Elles soulignent aussi son côté séducteur et son charme…

La solution de l’énigme du type 2  – “Comment obtenir suffisamment de reconnaissance?”  - passe d’abord par une plus grande écoute de lui-même, de ses propres besoins. Il doit faire sienne la phrase d’Anne Frank “Il faut être heureux pour rendre heureux les autres”.

La personne de type 2 peut s’entraîner à modifier son point de vue et à admettre son besoin fondamental d’être aimée. Accepter aussi qu’elle peut avoir  besoin qu’on s’occupe d’elle à son tour, et ne se sentir ni honteuse, ni coupable d’être par exemple malade ou dépendante.

Personne ne peut d’ailleurs faire le bonheur de quelqu’un d’autre. Comme dit Alexandre Jollien, “je ne crois pas au bonheur, je crois à la joie, qui est une émotion que l’on peut cultiver au quotidien”.

Avec l’expérience de la vie, le 2 apprend à se laisser captiver par des activités agréables et récréatives, à aller où son coeur le porte. Il acquiert le recul nécessaire à une vision plus équilibrée de l’amour.

4.10.2006

Comment lâcher prise?

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 18:58

Si vous êtes de type 1 sur l’ennéagramme, merci de me dire si vous souscrivez à cet article.

Pour comprendre comment chaque type, à partir de son essence, a construit peu à peu ses cuirasses, j’ai osé inventer une “histoire des nombres”, dans laquelle neuf personnages vont se présenter, par ordre d’apparition sur ce que l’on pourrait appeler la scène du monde.

Le premier personnage est seul, il n’a pas encore de nom. Plus tard, on l’appellera Un. Il représente l’Unité, le premier nombre, l’entier. Il se tient droit comme plus tard on dessinera son nombre. Comme il ne connaît rien d’autre que lui-même, que l’altérité n’est pas encore de ce monde, il ne parle pas. Son énergie est tournée vers l’intérieur de lui-même, là où il ressent le principe de perfection.

Si je suis de type 1, je garderai toute ma vie la nostalgie de la perfection et je traquerai la moindre erreur chez moi comme chez les autres. En permanence, ma préoccupation va vers ce qui pourrait être amélioré. J’ai le sentiment de savoir “ce qui devrait être” et je mesure ce qu’il faut faire pour m’en approcher toujours davantage.

Je sais ce que veut dire “faire des efforts” et seuls ceux qui se donnent de la peine pour progresser ont mon approbation; avec les autres, je peux me montrer intolérant, parfois même cassant.

Une sorte de colère m’habite, que je n’exprime pas toujours, c’est selon l’éducation que j’aurai reçue. Mais elle est toujours là, sous-tendant ma persévérance et mon acharnement. Etre à la hauteur, y arriver, ne pas m’accorder de repos ou de loisirs avant de l’avoir mérité.

En matière de confiance en soi, j’oscille entre deux extrêmes: d’une part j’ai des principes et je sais que j’ai raison, d’autre part je me sens trop souvent insuffisant par rapport à mes propres exigences.

Ma tendance compulsive à vouloir maîtriser les moindres détails me vaut pas mal de stress: il y a toujours quelque chose qui cloche, qui n’est pas terminé. Et lorsque je ressens trop de stress, j’ai tendance à dramatiser. Les émotions prennent alors le dessus et j’ai bien de la peine à réfléchir pour retrouver la sérénité.

Ecoutons une personne de type 1: “Infirmière en pédiatrie, j’aime mon métier et je tiens à la faire le mieux possible. La propreté du service notamment me tient à coeur. Lorsqu’il s’agit d’enfants, on n’est jamais trop prudent. Je trouve que mes collègues font trop souvent preuve de négligence et je le leur fais remarquer. Comme elles ne semblent pas prendre les consignes au sérieux, c’est toujours moi qui vais faire le tour des locaux et veiller à un ordre rigoureux et une propreté parfaite. Elles n’aiment pas le ton sur lequel je leur répète encore une fois de faire un effort et me trouvent trop rigide.  Peu à peu je me suis sentie écartée du groupe… Elles ne m’invitent pas pour sortir et s’amuser. Dans mon poste précédent, j’avais été licenciée sous prétexte que je ne m’intégrais pas, j’aimerais bien éviter que l’histoire ne se répète…”

Un autre 1, employé de banque: “Mon métier me met souvent en contact avec la clientèle et surtout avec des partenaires réguliers de l’entreprise. J’aime mon travail et mon chef m’apprécie. Pourtant il a reçu récemment des critiques sur mon comportement au téléphone. J’aurais été arrogant… L’étude de l’ennéagramme m’a permis de comprendre que j’étais rempli de colère envers ces personnes, à qui j’avais expliqué plusieurs fois une procédure et qui continuaient à ne pas en tenir compte. Pourquoi donc n’essaient-ils pas (comme moi!) de s’améliorer? Maintenant que je sais qu’ils ne sont probablement pas de type 1, je ressens moins d’impatience à leur égard et, du coup, on me trouve plus agréable au téléphone!”

L’énigme de la vie du 1 pourrait se formuler comme ceci: comment aspirer à la perfection et travailler à s’améliorer, sans se laisser dominer par la colère?

Une première piste serait de respecter le centre instinctif qui domine le type. La question “Comment est-ce que je me sens?” devrait alors prendre le pas sur “Quel est mon devoir?”, ce qui amènerait le 1 à reconnaître qu’il est rempli de colère et que cette tension, qui lui est pénible, est en outre de nature à gâcher ses relations avec d’autres personnes.

Pour atteindre la sérénité, pourquoi ne pas essayer de voir la situation d’un autre point de vue? Ces détails ne sont peut-être pas si importants que ça, d’ailleurs les autres n’y accordent pas autant d’attention. Pour être quelqu’un de bien, est-il nécessaire de se donner autant de mal? Mon entourage n’attend-il pas autre chose de ma part?

Le lâcher-prise du 1 consiste à écarter les oeillères constituées par ses principes, à renoncer à porter des jugements concernant ce qui est correct et ce qui ne l’est pas. A accorder moins d’importance à ses opinions et à consacrer davantage de temps aux relations avec les autres, en ouvrant son coeur.

C’est une poupée qui fait non, non, non, non

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 17:59

La copine de Polnareff, c’était une 6?

En PNL (programmation neuro-linguistique) on parle de “match” et “mismatch” (littéralement accord et désaccord). Les gens match sont d’abord d’accord et cherchent les points communs entre eux et les autres, les mismatch voient d’abord les différences.

Le type 6 est éminemment mismatch. “Je commence par dire non, me dit ma copine A., c’est une manière de prendre du recul qui me laisse le temps de la réflexion. Après, il m’arrive d’être d’accord avec la personne, cela ne me pose pas de problème.”

Le 6 que je connais bien, lui, est capable d’argumenter très longtemps pour donner tort à son interlocuteur. Il a le don de pointer le détail qui ne joue pas et ne dira qu’après que “le reste est pas mal”. Ses réponses favorites, dans l’ordre: “non”, “oui, mais” et “certes”. Cette dernière réponse proférée avec toute l’ironie dont les 6 sont capables.

Ma copine A., elle aussi, vous dira que l’ironie est une bonne stratégie. L’humour est davantage socially correct que le refus catégorique et cela procure une sorte de flou, ma foi bien sécurisant.

27.09.2006

Appel à témoins

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 10:21

Toi qui me lis, apporte-moi de la matière pour mon bouquin! (Si tu utilises un pseudo, tu ne risques rien!)

Ce que je voudrais que tu m’écrives, c’est “comment” tu as découvert ton type, était-ce en lisant un bouquin, en discutant avec quelqu’un, dans un stage, en entendant quelqu’un de ton type s’exprimer? Et qu’est-ce qui a fait que tu t’es retrouvé(e) dans ce type? Quels sont les thèmes qui t’ont touché(e), les réactions, attitudes, comportements, que tu as reconnus comme étant aussi les tiens? Qu’est-ce qui a fait tilt?

Et, si tu n’as pas encore trouvé ton type, tu peux nous dire ce qui te fait hésiter. Pourquoi celui-ci et pourquoi plutôt celui-là…

Hello je suis revenue

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 10:06

Il ne reste bientôt plus qu’un mois avant la remise du manuscrit. Entre le boulot de tous les jours et les périodes consacrées à écrire, j’ai complètement oublié que j’avais ouvert un blog! Il paraît que je ne suis pas la seule dans ce cas. C’est facile de prendre un grand élan… mais après il faudrait suivre!

Entre-temps j’avais quand même répondu à Isa au sujet du rapport entre ennéagramme et numérologie. C’est me faire trop d’honneur que de penser que je suis compétente pour répondre à ce genre de question.

Mais, tout de même, pour le bouquin, je me suis intéressée à la symbolique des nombres et j’ai tricoté une histoire de neuf personnages nommés Un, Deux, etc, qui apparaissent successivement sur une scène de théâtre… Les quelques personnes à qui j’ai raconté le passage trouvent que cela tient debout! J’espère que cela vous plaira.

Quant au lien avec la numérologie, il semblerait qu’avec l’astrologie, les trois connaissances étaient liées il y a très, très longtemps… Pour ma part, je laisse l’ésotérisme à d’autres et je me cantonne à une utilisation très concrète de l’ennéagramme dans mon métier. C’est déjà bien assez riche comme cela!

21.07.2006

Deadline 31 octobre

Classé dans : Uncategorized — Marie-Claire Fagioli @ 19:53

J’ai signé. Et déjà je me traite de tous les noms. Que viens-je faire dans cette galère?

Comme si la première fois ça avait été tout seul! “Coaching, vous avez dit coaching?” m’a bouffé mon été 2002 et moi, bêtement, je recommence…

Parution printemps 2007, remise du tapuscrit au 31 octobre, ça ne laisse pas vraiment beaucoup de temps pour faire du tourisme.

Alors vous allez m’aider. Avec l’accord de mon éditeur Jean-Philippe Ayer, un certain nombre de billets de ce blog vont se retrouver dans un petit volume vert, après transformation en fonction de vos réactions. Plus le dialogue sera animé et fourni, plus le bouquin sera intéressant.
N’hésitez donc pas à intervenir! Votre anonymat est garanti, seul votre pseudo sera indiqué, sauf accord formel entre vous et moi.

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